jacqueline aeberhard
photographie

 

Ce projet se présente sous forme d’une séquence de 15 photographies couleurs d’un format de 50x50 cm.

« Sur le fil de l’épiderme » poursuit la démarche abordée dans mes travaux précédents. Ici, ma recherche se situe autour de la notion de narration tout en reprenant les thèmes du lieu, de la mémoire et du vêtement.

Vêtement et lieu sont des enveloppes successives de notre corps. En projetant notre paysage intérieur sur un lieu, même inconnu, nous le transformons en habitacle. Tel un fil d’Ariane, notre mémoire nous relie au lieu. Mais parfois la projection fait défaut, nous nous égarons dans un lieu réduit alors à un simple site et nous ne sommes plus que disparition.

Autre lieu, autre enveloppe, le vêtement est représenté ici comme relique, vide de corps mais riche de sens. Il est territoire-frontière : territoire de la mémoire et frontière avec l’espace. Sans cesse traversé, le vêtement devient le lieu de passage d’un corps, d’une sensation, de toute une histoire intime.

Dans « Sur le fil de l’épiderme », les vêtements d’enfant sont habités d’une histoire qui semble nous résister. Comment retrouver les souvenirs confinés dans la petite enfance ? En effet, ils résident dans un lieu inaccessible, un tréfonds où se jouent tous les possibles. Fragments d’histoire, les images de la séquence sont liées par de multiples correspondances. Ce n’est pas un récit linéaire qui est proposé au spectateur mais un parcours dans l’imaginaire, dans un lieu ouvert.

printemps 2005

 

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